Rencontre Etat des affaires internationales et insertion de la Bretagne dans les nouveaux réseaux collaboratifs
Nous poursuivons les discussions entamées avec notre intervenant Luc Hardy sur le blog de Locarn, suite à la rencontre du 30 mars dernier sur le commerce international et l’insertion de la Bretagne dans les nouveaux réseaux collaboratifs.
Ci après un premier Compte-rendu succinct pour vous permettre de réagir :
Rencontre du 30 mars 2007 : Etat des affaires internationales et insertion de la Bretagne dans les nouveaux réseaux collaboratifs.
Je retiens 3 points principaux de la conférence de Luc Hardy :
- La nécessité de disposer d’une présence locale lorsqu’on travaille à l’international, notamment dans les BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine), pour réduire la distance et l’incertitude. Halliburton vient d’installer son quartier général à Dubaï afin d’être au plus près de ses clients ; les sponsors des prochains Jeux Olympiques de Pékin seront les entreprises disposant d’une présence forte sur place.
C’est la notion de « quotient culturel » : comprendre les marchés est plus important que d’être convaincu du produit. Il est de plus en plus important de savoir s’insérer dans un environnement différent, de ressentir autant que de comprendre, d’être perceptif et adaptable.
- La Bretagne doit chercher à moins dépendre du marché français, à être agile entre les grands acteurs (notamment les puissances émergentes) et se préparer à une influence asiatique dans le monde. Elle doit s’inscrire dans une logique de développement durable, notion définie par l’ONU au début des années 90, qui comprend 3 piliers : l’économique, le social et l’environnemental, qui doivent être équilibrés.
- Il est important de bien choisir ses réseaux : c’est une activité chronophage, dans laquelle on doit être dans une logique ‘gagnant-gagnant’. De nombreux réseaux existent, certains centrés sur la Bretagne, mais ils sont aujourd’hui orientés vers le partage d’une culture ; il convient de les développer dans une approche « commerciale », ce qui est la logique de la Diaspora Economique Bretonne.
Vous souhaitez réagir, poser des questions à notre intervenant Luc Hardy, échanger sur les thèmes évoqués ?
A vos claviers !
Modérateur : Jean-Raymond Fayat, Analyste en Intelligence Economique
Jr.fayat@institut-locarn.com 02.96.57.42.43
Merci...
Votre intervention a été très intéressante.
Un élément m'a plus particulièrement intéressé : la nécessité d'améliorer son quotient culturel pour développer son Business à l'International. Celà démontre une nouvelle fois la nécessité de participer à un réseau globalisé pour pouvoir échanger sur ces fameux "petits plus" qui feront la différence.
Par ailleurs, je vous propose ici un retour d'expérience. Vous avez évoqué les réseaux socio-professionnels du Net tels que Linkedin, Viadeo ou encore Xing. A mon niveau, j'ai utilisé ces réseaux pour commencer à retrouver des bretons à travers le monde pour lancer la Diaspora Economique Bretonne : le retour a été très intéressant. Si chacun de nous qui participons à ces différents réseaux faisaient de même, la toile de la Diaspora Economique Bretonne s'accroîtrait de façon très intéressante me semble-t-il.
Qu'en pensez-vous ?
Bonne Idée
Excellente idée en effet. Je suis moi même sur LinkedIn et l'utilise régulièrement pour accès management ou top niveau dans des sociétés auxquelles j'ai besoin d'accéder. Suggérer vous un sous réseau dans un LinkedIn par exemple, ou simplement de répérer les Bretons et de les faire venir ensuite dans un réseau diasporique propre? Sur le quotient culturel ce sont des idéés qui circulent aux US (Harvard, etc.), peut-être ailleurs aussi, et c'est vrait que l'idée est claire et simple. On devrait faire passer des tests, comme pour le QI!!
Utilisation des réseaux socio professionnels
L'idée est la suivante : chacun utilise ces réseaux avec sa stratégie propre qui a souvent 2 ou 3 axes (par exemple : des professionnels de la finance, des personnes vivant dans le connecticut, des joueurs de golfs).
Ainsi, chaque personne contruit son univers relationnel en fonction de ces intérêts.
Imaginons maintenant que chacun des "diasporiques" qui utilisent ses réseaux socio-professionnels ajoutent comme axe transversal : breton. Celà entrainerait à mon avis de la valeur pour chacun :
- Vous entrez en contact avec une personne ayant un intérêt particulier avec vous (le golf par ex.), et à qui vous lui proposez par ailleurs de rejoindre le réseau des bretons 2. Vous apportez un service à cette personne : elle vous en est reconnaissante. 3. La personne bretonne nouvelle entre dans un nouveau réseau, et donc peut étendre son rayonnement en fonction de ses intérêts 4. La diaspora devient qualifiée d'elle même par centre d'intérêt.
Russie et réseaux de coopération, de développements économiques
Bonjour,
avez-vous pensé à des développements sur la Russie ou en interraction avec la Russie. Mes réseaux sur ce pays pourraient peut-être vous être utiles
Thomas B. - 06 84 06 73 93 http://cle-developpement-international.russie.fr / Cercle Kondratieff / http://russie.fr
Russie
Je n'ai quasimment aucun contact sur la Russie. Ma connaissance de l'Europe Centrale/Asie est limitée à Chine/Singapour. Je connais indirectement le plus grand fonds de venture capital en Russie mais c'est tout
Ca me parait un bon résumé, toujours difficile d'extraire les points saillants, merci de l'avoir bien fait. J'ai senti un bel enthousiasme pendant nos débats et j'espère que les suivis ne seront pas timides. Comme on l'a dit, il faut aller de l'avant et ne pas attendre dans son bureau qu'un annuaire mythique de tous les bons deals vous arrive tout cuit.