LE TRADING DES TECHNOLOGIES : un enjeu majeur pour les entrepreneurs bretons
Le « trading » des technologies est à l'affiche de la prochaine rencontre thématique à l’Institut de Locarn le vendredi 2 mars prochain. Au cœur de l’avantage compétitif des plus grandes entreprises, la mise sur le marché et l’acquisition de technologies émergentes représentent un enjeu économique considérable pour notre Région. De nouveaux modèles horizontaux d’innovation accélérée et de commercialisation des technologies seront présentés à travers les expériences de 2 Bretons, experts de l’innovation technologique expatriés aux Etats-Unis.
Participez au débat, qui est également le thème de la table ronde : "Menaces, opportunités et enjeux du "trading" des technologies pour la Bretagne". Comment acquérir les technologies qui rendront la Bretagne compétitive demain ? Comment mettre sur le marché les technologies et innovations technologiques attachées à notre territoire ? ,Quelles propositions d'actions concrètes pour notre Région Bretagne ?
Contact :
Jean-Raymond Fayat, Analyste, Institut de Locarn
Jr.fayat@institut-locarn.com 02.96.57.42.43
Quelques lignes sur le rôle d'Ecrin dans le "trading" des technologies
L’Association Ecrin a pour objectif de favoriser les relations entre les laboratoires de recherche et l’industrie pour accélérer les transferts de technologies et créer de l’innovation transversale par une approche multidisciplinaire.
Son activité s’articule autour de grandes thématiques , déterminées avec nos adhérents Elles se développent en fonction des compétences existantes dans l’association .. Pour atteindre son objectif , Ecrin est organisé en Clubs et en Actions . Un domaine des dispositifs de travail et des projets complètent ces structures principales.
Les Clubs travaillent sur une problématique collective qui intéressent plusieurs adhérents . Dans un même Club se côtoient des spécialistes du monde industriel , des organismes de recherche et des ministères. Tous les participants contribuent et profitent de l’ensemble des travaux d’un Club. Il y a mutualisation des connaissances et des besoins au travers d’un dispositif coopératif.
L’action a vocation à être un outil souple permettant de répondre dans une durée déterminée , à un besoin clairement exprimé et nécessitant des compétences transversales. Les actions sont commandées et financées par un partenaire externe. Elles ont en général un fonctionnement analogue à celui des Clubs.
Ecrin un Laboratoire d’idées : Bénéficiant d’un réseau d’experts issus des grands organismes d’Etat et de l’industrie , Ecrin constitue un laboratoire d’idées et un espace d’observation privilégié des évolutions scientifiques , technologiques et sociétales . Ecrin s’attache à stimuler la réflexion prospective dans les domaines scientifiques , technologiques , industriels et sociaux , en, confrontant les approches prospectives des groupes industriels , de la recherche publique et des organismes d’état , au niveau français comme au niveau européen . L’intérêt , pour les industriels et les chercheurs , est d’éclairer les évolutions possibles de leur secteur ou des secteurs connexes en utilisant une approche systémique et prospective (identification des facteurs de rupture - évolutions rapides - tendances lourdes - signaux faibles) , et de dégager des axes de collaborations futures afin d’approfondir les enjeux prioritaires . Ecrin Bretagne invite les acteurs de la recherche et de l’innovation , tant industriels que publiques , à échanger des informations , à s’interroger sur le devenir de leur action dans le moyen et le long terme , comme sur l’éventail des possibles de leur domaine d’activité , à produire ensemble des documents de synthèse , outils d’aide à la stratégie . Mettre en relation des acteurs venant d’horizons différents : sciences sociales - sciences exactes - sciences du vivant ; recherche publique , recherche privée . Quelques remarques :
La création d’un produit à partir d’une innovation technologique peut poser d’énormes enjeux techniques mais les véritables barrières à la commercialisation sont principalement reliées au marché .Le principe du donnant-donnant entre le fournisseur et le client est la clé des innovations créatrices de marchés et de nouveaux modèles d’entreprises innovatrices.
La création d’un produit à partir d’une innovation technologique nécessite des efforts considérables en technique et , surtout , du marketing . La vente de produits vraiment novateurs (voire créateurs de marchés) impose qu’avant de persuader un client potentiel d’acheter un produit , il faut d’abord « l’éduquer » pour qu’il sache ce que la produit peut lui apporter.
Pourquoi créer la fonction Commercialisation de la R. et D :
Un transfert technologique réussi est un processus à long terme qui ne suit pas une voie déterminée à l’avance . Le processus est complexe , hautement interactif et nécessite la participation de nombreux intervenants . Cela peut prendre des années avant qu’un créneau de marché approprié se prête à une commercialisation. L’expérience montre qu’un période de 10 à 15 ans peut s’écouler avant que la commercialisation d’une invention se traduise par un rendement financier important . En s’appuyant sur ses nombreuses années d’expérience , le responsable d’un Bureau de commercialisation technologique disposant de méthodes , de sources , de contacts et de connaissances est en mesure de déterminer la valeur scientifique et technique d’une technologie , sa qualité marchande , son potentiel commercial et sa capacité à bénéficier d’une protection intellectuelle.
J'ai créé un séminaire sur la Commercialisation de la R.et D.
Chaque jour de merveilleuses idées ou inventions qui ne seront jamais rentables nous sont soumises . Ces inventions n’entrent dans aucun créneau de marché , sont trop avant–gardistes , coûtent trop cher pour le marché , ne sont pas mieux que ce qui se fait actuellement , ne peuvent bénéficier d’une protection…
ce sujet me fait penser à l'expérience d'un industriel français (je n'ai plus le nom en tête), qui a acquis les droits d'exploitation d'un brevet mis au point par une société américaine. Cet industriel a combiner ce brevet avec ces compétences internes pour développer un nouveau produit qui lui à permi de s'implanter aux USA.
Ainsi, le trading des technologies ne doit il pas s'implanter dans la démarche de veille technologique de chaque société ?
Je crois qu'il existe déjà une multitude de services (gratuits et payants) sur la consultation des brevets.
La solution n'est elle pas alors tout simplement de sensibiliser les entrepreneurs sur les méthodologies de veille techno ?