Ces 20 millions d'Indiens de la diaspora, répartis dans 110 pays, New Delhi les considère comme siens, au point d'avoir créé pour eux, en 2004, un ministère, celui des "Indiens d'outremer".
Indiens qui rient, Indiens qui pleurent, par Sylvie Kauffmann
LE MONDE | 03.12.07 | 13h47 • Mis à jour le 03.12.07 | 13h47
ommes-nous
à un tournant dans l'histoire du cinéma ? Le week-end des 10-11
novembre, deux films indiens de Bollywood ont battu chacun, en recettes
mondiales, la dernière production d'Hollywood, Lions et agneaux,
et réussi du même coup à éjecter l'imbattable Ratatouille de la tête du
box-office. Selon Variety Asia, ces deux films indiens, Om Shanti Om et
Saawariya, ont engrangé, pour le premier, 19 millions de dollars de
recettes, et, pour le second, 15 millions, tandis que Lions et agneaux,
produit par Tom Cruise, passait péniblement la barre des 10 millions de
dollars.
Certes, la
sortie de ces deux films, le 8 novembre, coïncidait avec la grande fête
de Diwali, qui est à l'Inde ce que Thanksgiving est aux Américains et
Noël à l'Europe ; un moment propice, autrement dit, pour attirer
quelques millions du milliard d'Indiens dans le millier de salles qui
projetaient Om Shanti Om. Mais un détail mérite d'être relevé : sur les
19 millions de recettes réunis par le film, 5,5 millions ont été
réalisés sur des marchés extérieurs à l'Inde, dont plus de 2 millions
aux Etats-Unis d'Amérique. Et c'est à Londres, plutôt qu'à Bombay, que
Shah Rukh Khan, dont ni le surnom de "King Khan" ni celui de "Tom Cruise indien"
ne font justice à son statut de demi-dieu en Inde, a organisé la
première mondiale de cette oeuvre qu'il a produite et dont il tient le
rôle principal.
L'autre blockbuster de la saison, Saawariya,inspiré
des Nuits blanches de Dostoïevski, est le premier film en hindi financé
par un grand studio américain, Sony Pictures. "Bollywood se mondialise
et passe à l'ère des coproductions, c'est incontestablement une
nouvelle tendance", relève Rajinder Dudrah, professeur et spécialiste
de la sociologie de Bollywood à l'école des arts de l'université de
Manchester.
Deux semaines après sa sortie, Om Shanti Om continue
de faire un tabac dans les salles obscures d'Asie du Sud et en Asie
occidentale ("West Asia" : c'est comme ça que les Indiens appellent le
Moyen-Orient). Le film, qui ne dure que trois heures, est un film
sur... Bollywood. Shah Rukh Khan y joue le rôle d'un acteur de seconde
zone et de famille pauvre qui, dans le Bollywood épique des années
1970, tombe amoureux d'une grande actrice et meurt. L'actrice meurt
aussi. Heureusement, tous deux se réincarnent - sans quoi le film
serait réduit à une heure et demie -, et on les retrouve aujourd'hui
dans des fortunes différentes, mais toujours à Bollywood. Le triomphe
du bien et de l'amour sur le mal est célébré par une fête monumentale
où défilent pas moins de trente-cinq des plus grandes stars du cinéma
indien.
Signe des temps, l'un des personnages d'Om Shanti Om est un "NRI"
(Non Resident Indian), un Indien de l'étranger. En l'occurrence, c'est
un ancien producteur de Bollywood qui a réussi à Hollywood, mais que la
tentation de toucher le jackpot en produisant un film avec le
personnage principal, Om Kapoor, "OK" pour les intimes, fait
revenir au pays. La rencontre donne ce dialogue mémorable :
"Appelle-moi Mike, dit le NRI à OK. A Hollywood, tout le monde
m'appelle Mike." "Appelle-moi OK, lui réplique OK un peu plus tard. A
Bollywood, tout le monde m'appelle OK. OK ?"
Pour Uma Da Cunha,
rédacteur en chef de Film India Worldwide, une publication du patronat
indien, "en cette fin 2007, le cinéma indien ne s'est jamais senti
aussi confiant, aussi prêt à conquérir le monde... un peu comme
l'économie indienne". Sur le marché intérieur, il est porté par la
démographie et par l'explosion des salles multiplex et des cinémas
numériques, qui lui permettent d'atteindre les zones rurales. A
l'extérieur, il y a quelque 20 millions d'Indiens qui sont non
seulement des spectateurs potentiels mais aussi des vecteurs possibles
vers un public non indien. "Pour les troisièmes, voire quatrièmes
générations d'Indiens immigrés en Grande-Bretagne, observe Rajinder
Dudrah, Bollywood s'ajoute à d'autres sources culturelles. Il y a une
tendance à la fusion qui attire aussi d'autres publics."
Ces 20
millions d'Indiens de la diaspora, répartis dans 110 pays, New Delhi
les considère comme siens, au point d'avoir créé pour eux, en 2004, un
ministère, celui des "Indiens d'outremer". Il s'adresse à la
fois aux NRI, de nationalité indienne, et aux PIO ( Persons of Indian
Origin ), étrangers d'origine indienne. Le lien entre eux, explique le
ministère, est "l'indianité" ; ils représentent "une force économique, sociale et culturelle importante dans le monde".
Il
y a les immensément riches, qui font la couverture des grands magazines
internationaux, et puis il y a les pauvres, dont les bataillons
construisent les gratte-ciel toujours plus hauts des pays du golfe
Persique par 50 degrés à l'ombre et dont les mandats font vivre des
villages entiers en Inde. Lorsque le dollar baisse, cela fait moins de
roupies : à Dubaï, ils ont osé se mettre en grève.
Les PIO de
Malaisie, eux, ont osé manifester, pour la première fois, le 25
novembre 2007, à Kuala Lumpur. La manifestation était interdite, elle a
été réprimée : canons à eau, gaz lacrymogènes, arrestations. Ces
Malaisiens d'ethnie indienne, qui représentent 7 % de la population,
voulaient appuyer une plainte en justice, déposée à Londres, pour
demander réparation du préjudice subi par leurs ancêtres, emmenés de
force en Malaisie par les Britanniques, il y a cent cinquante ans, afin
de fournir de la main-d'oeuvre dans les plantations. Brandissant des
protraits de Gandi, ils voulaient aussi protester contre les
discriminations dont ils estiment être l'objet de la part de la
majorité malaise au pouvoir.
Post-scriptum. Grande nouveauté down under,
là-bas tout en bas, en Australie : le gouvernement formé jeudi 29
novembre par le nouveau premier ministre travailliste, Kevin Rudd,
quelques jours après son triomphe électoral sur les libéraux, comprend
plusieurs femmes, une ancienne rock star et une Asiatique. La numéro
deux du gouvernement, Julia Gillard, cumule les portefeuilles de
l'éducation (une priorité) et du travail.
L'environnement, une
autre priorité, occupe deux ministères : l'un, celui de l'environnement
et du patrimoine national, est dirigé par Peter Garrett, ex-chanteur du
groupe Midnight Oil (Beds are Burning), et l'autre, le ministère du
changement climatique et de l'eau, a été confié à Penny Wong, une
immigrée chinoise, ouvertement homosexuelle, née en Malaisie. C'est la
première fois que l'Australie se dote d'un ministre d'origine asiatique.
Au moment où beaucoup de regards se tournent vers la Chine pour savoir si les pays émergents échapperont à la crise financière, la recherche de Natixis se demande si la menace ne viendrait pas plutôt de l'Inde.
Bonjour, je reprends ici un document qui m'a été transmis par Bertrand de Reviers.
Merci pour ce message.
cdlt
simon.
A approfondir. Si vous avez des sources.......
Catégorie : Economie Date : 17/08/2007, 15:04:00
Stratégie : et si la crise venait d'inde ?
L'autre grand parmi les émergents...
Au
moment où beaucoup de regards se tournent vers la Chine pour savoir si
les pays émergents échapperont à la crise financière, la recherche de
Natixis se demande si la menace ne viendrait pas plutôt de l'Inde.
Le
développement chinois est loin d'être parfaitement sein et laisse
entrevoir de nombreuses fragilités. Patrick Artus, le chef économiste
de la banque d'investissement, livre ainsi une liste non exhaustive des
faiblesses de la croissance chinoise : usage inefficace de l'épargne,
consommation de matières premières, environnement... Mais si l'empire
du milieu est exposé, il a les moyens de faire face. Il peut se
protéger grâce au contrôle des capitaux, il dispose d'une épargne
colossale qui permettrait de financer les politiques correctrices
nécessaires et la croissance rapide de l'offre prémunit le pays contre
un risque de surchauffe.
L'autre grand géant, l'Inde,
s'appuie sur un modèle de développement moins gourmand avec une part
plus réduite réservée à l'industrie. Il est ainsi moins sensible à la
hausse du prix des matières premières et la croissance économique a
moins d'impact sur l'environnement. En revanche, les déséquilibres qui
frappent l'économie indienne pourraient être plus menaçants à court
terme. Le pays des maharajas dispose d'une épargne nettement plus
réduite que son voisin chinois, se trouvant ainsi dépendante des
entrées de capitaux non résidents. Ces derniers ont afflué en masse,
attirés par une hausse des taux d'intérêts décidée par la banque
centrale pour calmer les pressions inflationnistes. Ils continuent
ainsi d'alimenter une économie proche de la surchauffe à cause d'une
insuffisance de capacités et provoque une surévaluation de la roupie
sur le marché des changes. La devise indienne se trouve ainsi
fragilisée.
"On peut très bien imaginer que la Chine
puisse continuer à réparer ses déséquilibres et ses inefficacités et
qu'une crise de change des émergents parte de l'Inde" conclut ainsi
Patrick Artus.
22 entreprises bretonnes étaient présente au salon Viv'Asia su 11 au 13 mars à Bangkok
Bretagne International accompagnait 22 entreprises au salon Viv'Asia de Bangkok.
21 700 visiteurs ont pu découvrir
le savoir-faire des entreprises bretonnes dans les domaines de
l’hygiène, la santé et la nutrition animale ainsi que dans le secteur
des équipements d’élevage.
Viv'Asia est le principal salon de l'élevage Hors Sol en Asie-Pacifique.
Bonjour à tous !
Me voici depuis 6 mois à Bangkok...
Je ne suis pas de très près l'actualité économique, ou sociétale de Thailande, donc n'hésitez pas à me faire part de vos demandes, des domaines dans lesquels vous voudriez avoir des informations, et je ferai au mieux pour vous aider.
A très bientôt !
Cordialement,
Joseph Girard.
et quelques nouvelles de l'association Ker Shanghai
Bonjour a tous,
Nous sommes heureux de vous informer
que la Bretagne sera a l'honneur a l'occasion du carnaval de Shanghai
qui aura lieu a partir du week-end prochain. Le bagad Kevrenn Alre
(ci-dessous) se produira dans differents
lieux de Shanghai aux dates suivantes:
-le 13 septembre: parade officielle a 19h30 (lieu non confirme)
-le 14 Septembre: representation au parc de Zhongshan a partir de 20h
-le 15 Septembre:
representation le matin a la tour de la perle d'orient, Pudong de 10h a 11h
representation le soir a Xujiahui, devant le Grand getaway de 18h a 19h30
-le 16 septembre: Representation le matin sur Nanjing road de 10h a 11h
Cliquez sur l'image pour télécharger la plaquette
Nous n'avons pas d'informations plus precises a ce jour mais ne manquerons pas de vous tenir au courant.
Tangi Saout, nous précise que :
"les 45 musiciens et 20 danseurs, seront filmés tout au long du voyage en vue du DVD qui sort le 05
décembre.... et dont les formulaires de souscription sont disponibles
du www.kevrenn-alre.com. En effet le budget repose sur la pré-vente de 1500 disques d'ici fin octobre. Le projet du DVD est de montrer comment un groupe comme la Kevrenn, ambassadeur
de la culture bretonne, trouve écho aujourd'hui aussi bien localement
qu'internationalement. Sur ce projet, toute entreprise et/ou organisme se reconnaissant dans cette démarche et qui souhaiteraient associer leur image à la nôtre sont les bienvenue."
Sachez également que notre soirée de rentrée aura
lieu le 24 Septembre prochain. Nous vous communiquerons très bientôt le
lieu et l'heure de ce rendez-vous en vous esperant tres nombreux!
Nous sommes spécialistes de la mesure et du contrôle des flux de données pour
> La gestion des stocks
> La traçabilité
> Le transport
Notre savoir faire est la mesure sans contact, le transfert d’information par radio et la gestion des données via Internet.
Notre force
réside dans le fait que nous maîtrisons l’ensemble de la chaîne, de la
technologie des capteurs aux nouvelles technologies Internet.
Industriel du secteur de la nutrition animale, agroalimentaire, de la plasturgie, de la chimie ou du transport, les solutions proposées par IJINUS ont trois objectifs qui répondent directement à vos attentes de performances:
Oui j'ai eu un retour d'une petite
société spécialisée dans la traduction automatique (Jean-Christophe Helary K.K. DOUBLET) et qui souhaite
sponsoriser notre tournoi, nous avons une formule de
sponsoring adaptée.
J'ai envoyé à certaines sociétés à capitaux
japonais faisant partie de la "diaspora économique bretonne" notre
documentation et notre dossier de sponsoring. J'attends leurs réponses mais dans
tous les cas je vous tiendrai au courant et je remercie l' institut du
Locarn pour son aide. Je suis en train de préparer un dossier spécifique pour
l'IA-GO challenge car il se pourrait qu'un sponsor puisse être intéressé par la
médiatisation de cet évènement ( Je pense à des sociétés à forte activité
technologique en liaison par exemple avec la recherche, l'informatique, les
logiciels, l'intelligence artificielle, la robotique etc....) Nous
recherchons 5 000 € à 20 000 € pour renforcer la communication de
cet évènement particulier. Il se trouve que les médias sont de plus en plus
intéressés par le sujet, qui passionne d'ailleurs le monde du Go asiatique (
Chine, Japon, Corée....) avec la retransmission probable sur la principale
chaine coréenne de télévision sur le Go, les télvisions japonaises etc... Donc
si vous avez une entreprise qui souhaite se faire connaître en Asie c'est le
moment. ( nous passerons le bandeau du sponsor au moment du tournoi IA-GO
challenge ) L'idéal est un seul sponsor pour cet évènement ( à partir de 5 000 €
)
Concernant mes activités professionnelles:
Sachez que je suis aussi en cours de
création une société qui est en train d'activer des contacts en Chine pour un
business en relation avec la France ainsi que d'autres activités de mise en
réseau à valeur ajoutée pour les entreprises françaises. Cette société aura
son siège près de Rennes. Peut être que votre réseau serait intéressé pour
reçevoir notre présentation . Nous recherchons aussi des parrains pour cette
activité précise.
j'ai été contacté récemment par Chuanxi Ding, étudiant Chinois qui vient de terminer
ses études à l'université de Nantes.
Chuanxi est tombé sous le charme de la Bretagne et recherche activement a mettre ses compétences au services d'entreprises Bretonne intéressées par la Chine.