et si la crise venait d'inde ?
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LE BAYON Simon.
on 07-09-2007 09:27.
Au moment où beaucoup de regards se tournent vers la Chine pour savoir si les pays émergents échapperont à la crise financière, la recherche de Natixis se demande si la menace ne viendrait pas plutôt de l'Inde.
Bonjour, je reprends ici un document qui m'a été transmis par Bertrand de Reviers.
Merci pour ce message.
cdlt
simon.
A approfondir. Si vous avez des sources.......
Catégorie : EconomieDate : 17/08/2007, 15:04:00
Stratégie : et si la crise venait d'inde ?
L'autre grand parmi les émergents...
Au moment où beaucoup de regards se tournent vers la Chine pour savoir si les pays émergents échapperont à la crise financière, la recherche de Natixis se demande si la menace ne viendrait pas plutôt de l'Inde.
Le développement chinois est loin d'être parfaitement sein et laisse entrevoir de nombreuses fragilités. Patrick Artus, le chef économiste de la banque d'investissement, livre ainsi une liste non exhaustive des faiblesses de la croissance chinoise : usage inefficace de l'épargne, consommation de matières premières, environnement... Mais si l'empire du milieu est exposé, il a les moyens de faire face. Il peut se protéger grâce au contrôle des capitaux, il dispose d'une épargne colossale qui permettrait de financer les politiques correctrices nécessaires et la croissance rapide de l'offre prémunit le pays contre un risque de surchauffe.
L'autre grand géant, l'Inde, s'appuie sur un modèle de développement moins gourmand avec une part plus réduite réservée à l'industrie. Il est ainsi moins sensible à la hausse du prix des matières premières et la croissance économique a moins d'impact sur l'environnement. En revanche, les déséquilibres qui frappent l'économie indienne pourraient être plus menaçants à court terme. Le pays des maharajas dispose d'une épargne nettement plus réduite que son voisin chinois, se trouvant ainsi dépendante des entrées de capitaux non résidents. Ces derniers ont afflué en masse, attirés par une hausse des taux d'intérêts décidée par la banque centrale pour calmer les pressions inflationnistes. Ils continuent ainsi d'alimenter une économie proche de la surchauffe à cause d'une insuffisance de capacités et provoque une surévaluation de la roupie sur le marché des changes. La devise indienne se trouve ainsi fragilisée.
"On peut très bien imaginer que la Chine puisse continuer à réparer ses déséquilibres et ses inefficacités et qu'une crise de change des émergents parte de l'Inde" conclut ainsi Patrick Artus.